Ce projet de dictionnaire a été conçu uniquement pour une utilisation sur ordinateur.

Il se propose de mettre à disposition d’un public aussi large que possible les diverses capacités qu’offrent les systèmes de gestion de base de données.

Les dictionnaires consultables sur ordinateur que j’ai pu consulter et utiliser (le Littré, le Grand Robert, et sur Internet : TLFI etc.) ainsi que Wikipedia et Wiktionnaire pour le français, proposent tous un seul mode de lecture : un mot, une page d’écran ; certains utilisent des liens hypertexte (pour des renvois analogiques, synonymiques ou autres) mettant l’utilisateur face à une nouvelle page, et lui faisant donc perdre la précédente !

Si l’on compare avec les versions papier, le champ de lecture (l’écran ne pouvant rivaliser avec les solutions typographiques des imprimeurs) se trouve réduit et on ne peut plus lire les entrées précédentes et suivantes.

Aucun ne propose, à ma connaissance, les différentes versions des dictionnaires analogiques ou des synonymes, dans une version informatisée, et encore moins leur intégration à un dictionnaire complet (les tableaux proposés par certains, ne sont que des listes de mots dotés de liens hypertexte).

Propositions de StraTi-varius.

Différents modes d’affichage (par juxtaposition etc.).

L’affichage automatique, à partir d’une entrée précise et par un simple clic de souris, d’un ensemble sémantiquement cohérent, fondé sur une « méta‑définition » (cf. infra). Le tableau synoptique présenté en annexe contient les principales informations de chaque entrée qui y figure.

L’affichage automatique du même type, mais fondé sur un champ lexical plus élargi, qui répond à des codes inscrits dans une nomenclature (consultable) ordonnée et hiérarchisée (cf. Domaines).

Cette conception, combinée avec les fonctions de recherches, tris, etc., permet un nouveau mode d’utilisation du dictionnaire, tant sur le plan pratique que pédagogique.

« Méta-définition » et définition

Ce que je nomme « méta-définition » correspond au premier élément (voir ci‑dessous et le tableau en annexe) de la définition complète. Elle constitue une base définitionnelle commune à plusieurs mots réunis dans un même champ sémantique fondé sur des relations de synonymie, d’hyperonymie / hyponymie, mais aussi parfois d’antonymie.

Pour exemples :

La méta‑définition « Plaisanter aux dépens de, tourner en ridicule (qqn, qqch.). » génère un ensemble lexical de 34 entrées (provisoirement):

Blaguer (qqn) ; (boîte) Mettre qqn en boîte ; bouffonner ; brocarder ; (chambrer) Chambrer (qqn) ; (...) ; (rire) Rire de ; (rire) Se rire de qqn ; (tête) Se payer la tête de qqn ; vanner.

La méta‑définition « (Élément de la) Machine à tisser une étoffe, une tapisserie. » génère un tableau de 33 entrées :

Métier à tisser, Métier chaîne etc., ensoupleau, des acceptions des mots chariot, épée, etc.

Ces deux exemples afin d’illustrer que les « méta‑défintions » ne répondent pas à un schéma unique, mais sont créées en fonction de leur intérêt pratique et pédagogique.

Je dispose, à ce jour, de 4 500 «méta‑définitions » qui permettent donc de visualiser autant de tableaux, de taille très différente, et d’extraire la moitié des 121 000 entrées ; ceci pour un total de 54 000 mots, à ce jour.

Les définitions complémentaires correspondent, sur deux niveaux, aux deux autres éléments de la définition complète.

Dans le premier exemple ci‑dessus, les entrées « blaguer (qqn) » et « chiner (qqn) » sont complétées par « Sans véritable agressivité. »

Dans le second exemple ci‑dessus, les entrées « lice », « lisse » sont complétées par « Élément métallique comportant un maillon (…) » et les entrées « harnais », harnat » et « harnois » sont complétées par « Ensemble des lices (lisses) ». Leur codification permet de mettre leur synonymie en évidence.

Les définitions complètes disposent donc de trois niveaux possibles qui pourront être mis en évidence par sélection ou par le tri du tableau.

Domaines

Les « méta‑définitions » sont limitées au regroupement des mots ou syntagmes de formes grammaticales proches (substantifs, locution nominale etc.). À ces regroupements, StraTi‑varius ajoute une possibilité d’insertion du groupe sémantique ainsi créé dans un ensemble thématique plus vaste.

Ce que je nomme domaines pourrait être nommé champs « notionnels ». Certains d’entre eux sont utilisés dans la majorité des dictionnaires. Ils font l’objet d’une table spécifique dans la base de données de StraTi‑varius et sont ordonnés selon une logique que je ne vais pas décrire ici, et hiérarchisés. Il en existe plus de 2 000.

Chaque « méta‑définition » comporte un ou deux codes de domaines principaux. Chaque entrée de cet ensemble sémantique en hérite automatiquement et possède éventuellement un troisième code de domaine qui lui est être propre.

Une sélection fondée sur les deux domaines principaux évoqués ci‑dessus, à partir d’une entrée précise, permet d’afficher un tableau regroupant les mots ou syntagmes (toujours avec leur définition etc.) gérés par d’autres « méta‑définitions » ayant des formes grammaticales différentes ou de forme grammaticale et d’un ensemble sémantique proches.

Pour exemples :

L’annexe illustrant la méta‑définition « Terme indiquant une relation (temporelle), entre des événements, des faits. » a pour code de domaine1 « temporel ».

Une sélection sur ce code génère un tableau regroupant (provisoirement) 13 méta‑définitions et 182 entrées :

« À ce moment là, au moment où » (incluant alors que, comme, sur ces entrefaites…)

« Relation temporelle entre des événements, des faits » (antériorité, concomitance…).
(…)

La sélection, à partir du même exemple, mais basée sur les deux codes principaux, génère un tableau regroupant les deux seules méta‑définitions ci‑dessus et 83 entrées.

Sélection utilisant la hiérarchie dans les domaines :

Le domaine « Organologie » a pour domaines sous‑jacents : « Instrument de musique à percussion », « Instrument de musique à vent, à air » (comprenant : 1 « les cuivres » – 2 « les bois » – 3 « l’orgue »), « Instrument de musique à cordes - cordophones » (comprenant : 1 « à cordes frottées » – 2 « à cordes pincées, grattés »).

Des sélections peuvent être générées sur l’ensemble, sur un seul (ou plusieurs) domaine(s) sous‑jacent(s).

Je ne peux décrire ici toutes les possibilités : combinaison des domaines classés à des endroits très éloignés, par exemple : demander une sélection sur le code « profession » combiné avec celui d’un domaine tel que « textile ».

Recherche de texte, sélection et tri ;

StraTi‑varius permet également, sur l’ensemble du dictionnaire :

– de rechercher un texte (en utilisant les « jokers » habituels ? et *) dans les champs définition, exemples et scientifique (qui contient des formules chimiques, les noms latins des espèces vivantes, etc.) ; permet également de générer une sélection des entrées, toujours sous la forme d’un tableau synoptique, comprenant le texte recherché. Ces tableaux pouvant être triés selon l’ordre (alphabétique sur les mots, les définitions ou sur un autre critère, tel que les domaines) qui convient le mieux à l’utilisateur.

– d’effectuer des sélections, toujours sur le même principe, dans chacun des champs de grammaire, des marques d’usage, scientifique etc.

Un outil parfait ?

Après avoir décrit les possibilités de StraTi‑varius, je ne peux passer sous silence ses faiblesses.

Il s’agit d’un travail en cours de réalisation qui est donc modifié continuellement.

Un travail de relecture, de corrections, de propositions est nécessaire.

Il est trop lacunaire en ce qui concerne l’étymologie, les exemples.

Il y manque notamment la phonétique (j’avais, il y a quelques années, testé un moteur de transcription vocale à partir de texte écrit, et pensé intégrer ce type de programme) et des tableaux de conjugaison.

Conçu et réalisé avec le programme de gestion de bases de données Access de Microsoft, il ne peut être accessible qu’aux utilisateurs du système d’exploitation Windows. StraTi‑varius devra donc être transféré et / ou développé dans un environnement plus large.

Origine et perspectives

L’origine de ce projet : celui d’un dictionnaire bilingue français – allemand (toujours, lui aussi, en cours de réalisation) proposant la confrontations des définitions dans chacune des langues. Ce qui suppose en fait, la réalisation de deux dictionnaires fonctionnant sur le principe développé plus haut avec des codes communs aux « méta‑définitions » et aux domaines produisant un dictionnaire bilingue d’un genre nouveau.

La réalisation de dictionnaires bilingues, pour les langues qui le permettent.

L’adaptation de StraTi‑varius pour un public particulier (élèves, selon leur niveau, étrangers apprenant le français).

Son enrichissement par des illustrations.